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« Voir avec un oeil de libellule...
Cela signifie pour moi saisir le monde à travers un regard multi-facettes où différentes perspectives se rencontrent, s'entrechoquent,
se réinventent, renaissent pour renouveler provisoirement la perception ou
l'intelligibilité des choses.
C'est à ce carrefour bigarré, bruyant, que conduit la traduction, et encore plus la traduction de poésie. Aux croisements, se forment des turbulences inattendues qui stimulent l'imaginaire, mais la posture à adopter n'est ni facile ni spontanée. Aucune démarche
polyvisuelle, aucune vision multiaxiale n'est vraiment confortable...
Hélène Claudot-Hawad
(entretien avec Pablo Torrico, Paris, 1996)
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